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L'AUTISME

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Ils ne sont pas comme ils devraient être à leur âge. Ils font preuve d'un mode d'être caractérisé par un hors lien, isolé dans leur monde, un monde clos. Ils témoignent de leur indifférence dès lors que la parole ne se noue pas à l'imaginaire c'est-à-dire au corps et, dans ces conditions, le signifiant ne représente pas le sujet pour un autre signifiant. Ils vivent dans un monde différent de celui de l'interprétation et de la signification.­Pour faire advenir une position de sujet désirant, le registre du Réel, Symbolique et Imaginaire, doivent être noués. Il n'en est pas ainsi pour le sujet autiste pour qui le registre du réel est premier.Bien qu'ils soient baignés dans le champ du langage, ils sont hors discours. Tout l'enjeu, En-Je, est qu'ils puissent s'inscrire dans un lien social, qui leur soit propre et faire advenir un Je qui les représente en accueillant leurs trouvailles infimes et difficilement repérables dont ils font preuve. Béatrice Radigois-

 
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durée : 1h 27mn 17s

Quel jeu existe-t-il entre autisme et schizophrénie ? Nous l’explorerons à partir du récit de Judy et Sean Barron conjugué à l’expérience clinique, avec des exposés d’Éric Dubuc et de René Fiori. Ils nous en livrent ici quelques lignes. La discussion sera lancée et animée par Francesca Biagi-Chai et par Vincent LUCAS.
 
 
Éric Dubuc ( séquence non retransmise)
 
La rencontre de l’enfant autiste est déroutante. Ce fut le cas avec Max qui dit aujourd’hui quelques mots : « Avion demain paris ». Sean Barron, lui, « parlait de façon mécanique, sans inflexion mélangeant l’ordre des mots et confondant les pronoms ». Judy Barron constate l’immense difficulté de son fils : « Le langage était un embrouillamini […] il donnait lui-même l’impression d’inventer le langage » (Barron Judy et Barron Sean, Moi l’enfant autiste  (There’s a boy in here), J’ai Lu,  1993,  p. 104 et 105). 
Au début, M. comme Sean, ne parlait pas. L’un et l’autre montraient. Reprenons ce que dit Judy Barron : « S’il voulait une chose, il la montrait du doigt […] et presque toujours avec beaucoup d’impatience. » (p. 61)
Nous avancerons ici dans le trajet qui va du réel vers le symbolique, « qui attaque le symbolique avec du réel » (Holvoet D., Les feuillets du courtil « Les autismes et les conditions du lien », nº 29, Publication Champ Freudien en Belgique, Janvier 2008, p. 90).
 
Plus tard, adolescent, Sean fera dans ce mouvement la tentative d’inscrire dans son monde le sens de l’humour. Il l’avait décidé pour faire lien avec les autres. Mais, pour lui, le langage n’était qu’un instrument au service de son goût de la répétition mot pour mot. 

 
René Fiori
Ordonner le chaos. L'appareil mis au point par le sujet
 
Le jeune Sean Barron nous montre comment, pour lui, l’étrangeté et la confrontation à l’objet voix ( Maleval J.-C.  « Plutôt verbeux» les autistes, La Cause freudienne n° 66) perforent son rapport à l’Idéal-du-moi, déterminant une annulation de la dimension imaginaire intrasubjective, spéculaire et hors spéculaire. Toutes instances, pour lui « externalisées » (Miller J.-A., «Effet retour sur la psychose ordinaire», Quarto n° 94-95) du fait d’une position primordiale de rejet. Nous pensons pouvoir repérer comment un « désir de reconnaissance », non appuyé sur le symbolique, l’amène à formaliser sa position dans l’Autre et à vouloir acquérir un plus grand jeu au sein de la structure contraignante qui est la sienne, l’autisme.
 
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Mise à jour le Mardi, 18 Février 2014 20:50