Au delà des semblants, embrouille et savoir-y-faire

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..........INTERJECTIONS...........

LE SAVOIR -Y- FAIRE DE L'ARTISTE

Les oeuvres d'art, de quelque type d'art qu'elles relèvent, circulent sur la scène du monde et captivent nos sens. Cet Autre constitué de publics différents, homologue, dans cette circulation, les oeuvres que l'artiste produit. Cette homologation est le terminus d'une boucle. D'abord confronté à la nécessité de traiter la folie de son être par un acte créateur,  folie que recèle tout un chacun au fond de soi,  l'artiste se loge ainsi dans cet Autre qui acquiesce à son produit. Boucle toujours à répéter. René FIORI

Peindre fait solution, savoir faire à ce qui ne peut s'énoncer, ce n'est pas l'aveu qui ne peut et ne doit pas se dire et qui conduirait au pire, c'est le donné à voir à l'autre , d'homme à homme, aveu sans le semblant du signifiant, ni la lettre, mais qui passe par le geste,pour "nommer " sans les  mots, l'innommable , hors sens et sans loi. C'est un "faire", une voie par le faire ."Tout est dans le faire" (Francis Bacon)" Sylvie DESTAS

 

LE LISIBLE DANS L'ILLISIBLE

 « Je n’y comprends rien », c’est en ces termes que l’art contemporain peut nous interpeler et ne nous laisse jamais indifférent. L’artiste au XXIe siècle en effet, propose de mettre à l’épreuve un fragment de pensée qu’il nous livre à travers son œuvre en montrant ce qui fait énigme ou ce qui suscite une interrogation pour lui. Autrement dit la matérialisation de la compréhension de l’artiste par la mise en place d’une installation dans un espace, met en scène ce qui est illisible par son savoir-faire interprétatif. Dans notre monde hypermoderne où l’avancée de la science et de la technique transforme le contenu de notre savoir en dématérialisant les cadres de notre expérience, l’artiste par son œuvre interroge les contraintes de l’ordre naturel et les enjeux de notre compréhension de ce monde inédit. La capture de l’illisible voire de l’innommable à travers le médium artistique nous convie à saisir un visible cristallisé dans l’œuvre d’art. Le perçu et le ressenti du sujet arrêtés le temps de la contemplation ou de l’expérimentation que nous propose l’artiste sollicitent les limites de notre appareil conceptuel et sensoriel. Une impression d’étrangeté féconde alors  notre subjectivité et nos appropriations perceptuelles. C’est ce que l’entretien avec Leandro Erlich, et Milène Guermont  nous livre en donnant une lisibilité des nouvelles combinatoires à venir par la présentation de leur œuvre.Françoise Stark Mornington

 

 
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  PRISES DE PAROLE


 Chaque entretien est diffusé en plusieurs parties. Pour écouter les parties précédentes, se reporter à Radio-a /entretiens précédents

 

ENTRETIEN AVEC MARTINE
L'angoisse
1ère partie
1/5


(durée : 12mn 38s)

" La vie est trop courte pour se contenter de dire, je suis arrivée là, je reste là". Martine s'est faite accompagner de l'écriture, de la lecture, une fois de l'hypnose pour dissiper les pensées qui pouvaient la distraire de son chemin,  toujours animée du désir de savoir, et de la certitude de pouvoir franchir les défis qu'elle s'est choisis. Un jour, à son arrivée à Paris, en descendant du train en provenance de Bretagne, elle s'est soudain assise sur un banc de la gare : " J'ai eu l'impression que j'aillais mourir, tout d'un coup..que çà m'arriverait ensuite n'importe où ".  Martine dit aussi de son père : "J'ai toujours su qu'il pouvait disparaître". Les crises d'angoisse dureront cinq années pour ensuite se dissiper. Au cours des cinq parties de cet entretien, elle revient sur sa trajectoire unique. René FIORI

 

 ENTRETIEN AVEC MILENE GUERMONT.

Le lisible dans l'illisible

2ème partie
2/4

(durée : 5mm 52sec)


 

Milène Guermont en recréant le monde, émancipe le regard et le toucher. L’image et le senti ne tiennent plus en place du modèle. C’est là où l’art et la technique ne se dissocient pas, car la technique permet un surpassement de ce qui existe déjà. Inventeur fécond, Milène Guermont confronte la rupture moderne et post moderne par l’immatériel.  A la problématique de qu’est ce que la matière, le cosmos, la vie : elle y répond par l’éveil du sentiment, soit ici la tâche culturelle de l’art conçu comme  éveil de la sensibilité déstabilisante en rupture avec le connu. Françoise Stark Mornington. 

 

ENTRETIEN AVEC FRANCOIS-XAVIER
L'autisme
4ème partie
4/5



(11 mm 13 sec)

"Le comportementalisme pour moi, c'est du dressage, ni plus ni moins et donc çà peut faire du mal....c'est un peu contraint....mettre quelqu'un dans une boîte....l'approche analytique est très - c'est ce que je ressens vis à vis de mon fils - certainement....il dit des choses à son psy qu'il ne nous dit pas..il garde çà pour lui....on sait très bien quand on lit un peu les choses que des erreurs de communication ont été faites par les psychanalystes par rapport à l'autisme...pour telle ou telle raison ......moi ce qui m'intéresse c'est de voir un psy tous les samedis avec Maximilien..il y va en courant...il est content...et il ressort mieux qu'il n'y est rentré ......."( extrait de la 1re partie de l'entretien)

 

   ENTRETIEN AVEC PAUL TOUPET-
Le savoir-y-faire-de l'artiste

4ème partie 
4/4


(15 mm 36 sec)

« Ma religion, c’est l’Art ». Paul Toupet parle de son rapport à l’Art comme d’une expérience mystique, une extase, quelque chose "d’indescriptible " qui part du cérébral et qui atteint le corps, jusqu’à l’intime "mes sculptures sont des autoportraits". Sylvie DESTAS.

 

L'AUTISME

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Ils ne sont pas comme ils devraient être à leur âge. Ils font preuve d'un mode d'être caractérisé par un hors lien, isolé dans leur monde, un monde clos. Ils témoignent de leur indifférence dès lors que la parole ne se noue pas à l'imaginaire c'est-à-dire au corps et, dans ces conditions, le signifiant ne représente pas le sujet pour un autre signifiant. Ils vivent dans un monde différent de celui de l'interprétation et de la signification.­Pour faire advenir une position de sujet désirant, le registre du Réel, Symbolique et Imaginaire, doivent être noués. Il n'en est pas ainsi pour le sujet autiste pour qui le registre du réel est premier.Bien qu'ils soient baignés dans le champ du langage, ils sont hors discours. Tout l'enjeu, En-Je, est qu'ils puissent s'inscrire dans un lien social, qui leur soit propre et faire advenir un Je qui les représente en accueillant leurs trouvailles infimes et difficilement repérables dont ils font preuve. Béatrice Radigois-

 

L'ANGOISSE

Que veux-tu? Que me veut-il? Comment me veut-il? Chacun se questionne par rapport à l'Autre; le désir de l'Autre creuse pour chacun une angoisse. L'Autre est toujours là qui me voit. Ce qui lui manque à l'Autre, il ne le sait pas, et c'est là que mon désir y est intéressé, je recherche ce désir, car dans ce désir de l'Autre, c'est ma reconnaissance que je cherche car je suis moi-même manquant; je me fais l'objet de ce désir, mais je m'y perds comme sujet et je ne peux me supporter comme objet. Je suis l'objet du manque repéré dans l'Autre pour atteindre mon propre désir. Le désir de l'Autre et mon propre désir s'élaborent sur un fond d'angoisse. Autrement dit, quand il y a désir, il y a angoisse, mais le manque relance aussi mon désir. S'il n'y a plus ce manque, autrement dit quand manque le manque, l'angoisse surgit, elle est ce qui ne trompe pas. Le fantasme est ce qui sert le mieux pour se défendre contre l'angoisse et la recouvrir. Que peut-on témoigner de cet affect qui frappe tout sujet désirant et quelles sont les solutions, et les inventions de quelques-uns? Sylvie Destas

 
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